
Description
En franchissant l'entrée, on découvre d'abord une petite grotte ornée de figures en terre cuite, entourée de fougères. C'est un début plutôt romantique pour ce qui s'avère être une véritable leçon d'histoire des jardins européens. Chaque espace thématique raconte une époque différente. La rosaleda, rebaptisée aujourd'hui "Florera", a perdu ses vues sur l'Alhambra à cause de la croissance des arbres, mais garde son charme avec sa grande fontaine de rocaille.
Le palais néoclassique du XIXe siècle vaut le détour. Son patio intérieur, avec ses colonnes corinthiennes et sa verrière d'époque, abrite parfois des événements privés gérés par la mairie. J'ai particulièrement apprécié le patio nazarí, créé dans les années 1940 par le duc de l'Infantado. Ce n'est pas une copie fidèle des jardins de l'Alhambra, mais plutôt une interprétation créative avec son long bassin inspiré du patio de la Acequia.
Le jardin des Palmiers intrigue par son aspect mystérieux. Ces palmiers centenaires forment aujourd'hui une voûte naturelle qui filtre la lumière. Difficile d'imaginer qu'il s'agissait à l'origine d'un "jardin à l'anglaise" du XIXe siècle, avec des allées sinueuses et des parterres aux contours arrondis.
Le lac artificiel avec sa petite île et sa tour médiévale reconstitue reste l'espace le mieux préservé depuis l'origine. Depuis le mirador, on aperçoit la Sierra Nevada et le fameux Suspiro del Moro, d'où Boabdil aurait jeté son dernier regard sur Grenade en 1492.
Pour que voir à Granada, ce jardin offre une pause fraîche et cultivée entre deux visites de monuments. Une audioguide Carmen de los Mártires permet d'approfondir l'histoire complexe de ces propriétaires successifs, de la reine Isabelle la Catholique jusqu'à l'acquisition municipale en 1957.
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