
Description
L'histoire de cette chapelle commence par une volonté très claire : les souverains voulaient être enterrés dans leur dernière conquête. En 1504, ils signent une charte royale pour sa construction. Enrique Egas démarre les travaux l'année suivante dans un style gothique tardif, assez différent du style Renaissance de la cathédrale voisine.
Ce qui frappe d'abord, c'est la sobriété de l'architecture extérieure. Mais une fois à l'intérieur, l'atmosphère change complètement. La nef gothique avec ses voûtes nervurées mène vers le transept où se dressent les tombeaux. Au centre, celui d'Isabelle et Ferdinand, réalisé par l'Italien Domenico Fancelli. Juste à côté, un autre sépulcre abrite leur fille Jeanne la Folle et son mari Philippe le Beau, œuvre de Bartolomé Ordóñez.
Les tombeaux sont en fait des cénotaphes. Les vraies dépouilles se trouvent dans la crypte en dessous, dans de simples cercueils de plomb marqués aux initiales des défunts. L'effet est saisissant : tant de grandeur au-dessus, tant de simplicité en bas.
Le musée installé dans l'ancienne sacristie mérite qu'on s'y attarde. La collection de peintures rassemble des œuvres flamandes, italiennes et espagnoles léguées par les souverains. On y trouve un rare Botticelli, *L'Agonie au jardin*, unique tableau religieux de l'artiste conservé en Espagne, ainsi que des œuvres de Hans Memling et Rogier van der Weyden.
L'orfèvrerie expose la couronne et le sceptre des Rois Catholiques, objets personnels qui rendent leur présence presque tangible. Une audioguide permet d'approfondir tous ces détails si on veut vraiment comprendre l'importance historique de chaque pièce.
La Capilla Real reste un lieu de culte actif en Andalousie. Parfois, elle ferme aux visiteurs pour des cérémonies religieuses. Cette double fonction lui donne une authenticité qu'on ne trouve pas dans tous les monuments historiques de Grenade.
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